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Villefranche-sur-mer

Située sur la basse corniche de la Riviera française, c’est-à-dire sur la route côtière qui longe la mer de Nice jusqu’à Menton, la charmante cité de Villefranche-sur-mer, fut un haut lieu stratégique dans l’histoire, car c’est avant tout un port et une rade. Une des plus belles du monde, avec une profondeur remarquable, de 60 à 150 mètres.


Villefranche-sur-mer



Ceci a fait que depuis 130 ans avant J-C, avec les Grecs et les Romains, elle s’afficha comme un port de pêche mais aussi un port militaire, appelé alors Olivula, la cité fut étendue au XIIIe s. par Charles II d’Anjou, Comte de Provence et neveu de Saint Louis, qui lui donna franchise de commerce, ce qui lui donna aussi son nom ! Ensuite, elle passa aux mains du comté de Savoie en 1388, et depuis toujours elle abrita les marins et marines du monde, notamment les Turcs, alors alliés de François Ier en guerre contre Charles Quint. Après 1557, fut construit la citadelle par le Duc de Savoie Emmanuel-Philibert, ainsi que le fort du Mont Alban et le port de la Darse, renforçant le rôle militaire de la ville et la nécessité de protéger la rade. Ceci impressionna même Vauban, et conduit Louis XIV à l’épargner, lors de sa conquête du comté de Nice.



Villefranche-sur-mer
petit port aux pieds de la Citadelle



Puis ce sont les Russes, dès la fin du XVIIIe s. et ensuite de leur flotte impériale, d’être au mouillage dans la rade, grâce au Roi de Sardaigne, propriétaire des lieux, et moyennant le paiement d’importants loyers. Ceci car les Russes se retrouvaient privé d’un accès à la Méditerranée par le Bosphore à cause de la guerre de Crimée en 1856. En luttes incessantes alors contre l’Empire Ottoman, ils occupèrent l’endroit jusqu’à la première guerre mondiale. Base de ravitaillement et de maintenance de la flotte Russe, Villefranche-sur-mer, devient à cette époque le lieu de villégiature de la noblesse Impériale Russe, qui donna son nom de « Riviera », à cette partie de la Côte d’Azur, un mot d’origine italienne signifiant la rencontre de la montagne et de la mer.



Villefranche-sur-mer



Après 1945, se sont alors les Alliés, les Anglais mais surtout les Américains de la VIe flotte qui occupent la rade avec leur base navale, jusqu’en 1962, et la sortie de la France de l’OTAN.

Aujourd’hui, c’est toujours un port de pêche, mais aussi une étape importante des bateaux de croisières parcourant la mer Méditerranée, les grands paquebots et bien sûr les grands yachts, et autres bateaux de plaisance de taille plus modeste, qui viennent désormais mouiller dans ses eaux profondes et transparentes, aux couleurs de l’azur très exactement, et que peuplent de nombreux cétacés.

On flânera dans le vieux Villefranche, dont les ruelles, parfois en escalier, souvent tortueuses, ramènent vers le port, avec la rue très commerçante du Poilu, baptisée ainsi après la première guerre mondiale, et ses hautes maisons colorées, à la taille décroissante des fenêtres des étages supérieurs. On replongera dans le XIIIe s. à la rue Obscure, telle un tunnel, car recouverte d’une voûte sur 130 mètres, elle fut le lieu de refuge de la population, pendant les guerres et les bombardements. Ce joli port a gardé tout son charme, idéalement situé entre la presqu’île du Cap Ferrat et les hauteurs du Mont Boron.



Villefranche-sur-mer



En 1924, Jean Cocteau vient prendre ses quartiers ici, à l’hôtel Welcome, magnifique palace, avec vue ! Il y écrira Orphée, et s’intéresse alors à une petite chapelle romane du XIVe s. que les pêcheurs utilisent comme entrepôt… et il va y réaliser son chef d’œuvre ! En 1956, et 1957 il entreprend de la décorer entièrement, y racontant la vie de Saint Pierre, apôtre, père de l’Eglise et patron des pêcheurs, ces derniers s’y marient d’ailleurs depuis, et toujours encore aujourd’hui, et y fêtent donc St Pierre le 29 juin.

On visitera aussi donc bien sûr la Citadelle, démilitarisée en 1965 et depuis classée aux Monuments Historiques, avec ses jardins, ses 4 musées, avec notamment le Musée Volti, artiste « local », qui y célèbre la femme, son corps, sa grâce, et sa volupté. La Citadelle abrite aussi un centre de congrès et depuis 1981, l’hôtel de ville, avec son magnifique patio, et la chapelle Saint-Elme, et ses expositions temporaires. Du chemin de ronde, surplombant la mer, on ira jusqu’à la Darse, et on pourra apprécier la vue sur le Cap Ferrat et les pentes boisées.

Autre Musée remarquable, la collection Goetz Boumeester, une donation d’art contemporain, du figuratif à l’abstrait, abritée dans l’ancien bâtiment de casernement entièrement réhabilité, d’une façon prestigieuse.



EZe
Eze
 

Le village haut perché de Eze, à 429 mètres, sur la moyenne corniche, permet d’admirer la baie et le cap Ferrat en contrebas, et plus encore, des îles de Lérins jusqu’à l’Italie.